George Sand.

De passage à Dieppe, elle découvre Puys en 1868 lors d’une promenade solitaire et pédestre dont elle est coutumière. Elle en parle à son ami Alexandre Dumas (fils) qui cherche un lieu pour vivre et travailler au bord de la mer sans trop s’éloigner de Paris. Elle lui dit : « Allez là ! C’est l’endroit qu’il vous faut. »

Alexandre Dumas.

Le hameau de Puys ne comporte alors que 4 maisons. Alexandre Dumas suit son conseil et fait construire un beau manoir où viendra s’éteindre en 1870 son père Alexandre Dumas, auteur notamment des Trois Mousquetaires. Ce manoir détruit par les bombardements durant la Seconde Guerre Mondiale, se trouvait non loin d’ici, dans une rue qui a pris depuis le nom de George Sand.

C’est donc à Puys qu’Alexandre Dumas (père) vient mourir en 1870 dans la villa que son fils a fait construire sur la falaise:
« puisque c’est à Puys que l’on meurt quand on se nomme Dumas! »
Il y passe les derniers mois de sa vie, contemplant la mer de la terrasse centrale où se trouve sa chambre. Mais s’il s’était retourné vers La « Belle de Puys » il y aurait peut-être distingué la gracieuse silhouette de sa Milady allumant son chandelier derrière sa fenêtre pour un ultime adieu…

Marcel Proust.

Il est venu à Puys à plusieurs reprises ; d’abord enfant avec sa grand- mère, probablement au Grand Hôtel de la plage aujourd’hui disparu, puis en Août 1895 lors d’un séjour à Dieppe avec son ami, le musicien Reynaldo Hahn.
Infatigable promeneur, Proust retrouve à Puys ses émotions d’enfance. Puys qu’il décrit comme « une villégiature très gentille, très pittoresque qui joint à la fois le plaisir de la campagne et de la mer. »
Proust affectionne la côte normande qu’il juge favorable à son asthme chronique. Ses nombreux séjours à Etretat et à Cabourg en témoignent.
Est-il passé devant la « La Belle de Puys » lors de ses promenades ? S’est-il arrêté pour admirer sa tourelle et la vue alentours ? Voilà qui est fort probable !